Mr Selfridge saison 1

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L’histoire vraie d’un homme d’affaires du début du xxe siècle dont le grand magasin londonien va devenir le théâtre des bouleversements de l’époque.

Londres, 1909 : l’homme d’affaires américain Harry Gordon Selfridge ouvre un grand magasin sur Oxford Street, avec mode, accessoires et parfums. Avec son sourire foudroyant et ses méthodes flamboyantes, il bouscule les conventions du commerce britannique. Il multiplie les coups publicitaires en s’associant aux vedettes du moment et met en avant des articles autrefois tabous comme le maquillage. Si son caractère explosif et son opportunisme fascinent l’aristocratie londonienne qui le soutient dans un premier temps, ses démons vont vite le rattraper : ses maîtresses et son goût pour le jeu vont mettre son mariage en péril. Le grand magasin Selfridge est également un lieu où les employés issus de différentes couches sociales se côtoient, se jalousent, s’aiment, se séparent… Chef du personnel, comptable, stylistes, vendeuses et magasiniers sont les témoins et les acteurs de la mutation d’un pays régi par des codes encore rigides prêts à voler en éclats.

Quand j’ai commencé la série, pendant les trois premiers épisodes, je n’ai pas arrêté de penser à The Paradise visionné il y a peu. Ça m’a beaucoup perturbé au début de voir le même sujet à la même époque, mis en images par la même chaîne, mais le traitement est complètement différent ce qui est également lié à la chaîne de diffusion (Itv pour Selfridge) et au final je dois bien avouer que cette série est un cran au-dessus de l’autre.

D’abord, le traitement de la condition des femmes au début du 20ème siècle est plus approfondi et un peu moins manichéen. De plus, il y a trois portraits de femmes différentes: la mère de famille chic engoncée dans son rôle d’épouse respectable, la jeune vendeuse ambitieuse à la vie de famille compliquée et la danseuse de cabaret au sommet de sa gloire qui rêve d’une reconnaissance intellectuelle.

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ITV STUDIOS PRESENT. MR SELFRIDGE FOR ITV1 Pictured : ZOE TAPPER as Ellen Love. Embargoed until September 17th Copyright: ITV This photograph is (C) ITV Plc and can only be reproduced for editorial purposes directly in connection with the programme or event mentioned above, or ITV plc. Once made available by ITV plc Picture Desk, this photograph can be reproduced once only up until the transmission [TX] date and no reproduction fee will be charged. Any subsequent usage may incur a fee. This photograph must not be manipulated [excluding basic cropping] in a manner which alters the visual appearance of the person photographed deemed detrimental or inappropriate by ITV plc Picture Desk. This photograph must not be syndicated to any other company, publication or website, or permanently archived, without the express written permission of ITV Plc Picture Desk. Full Terms and conditions are available on the website www.itvpictures.com For further information please contact: PATRICK.SMITH@itv.com 0207 157 3044

On retiendra aussi Lady Mae, bienfaitrice de Selfridge, que l’on adore détester avant de déceler en elle une belle faille: son époux. Katherine Kelly interprète à la perfection cette femme de basse extraction qui a épousé un riche homme d’affaires et qui ne peut vivre son argent. L’actrice très chic et altière donne vie à cette jeune femme qui, de prime abord superficielle, s’avère très intelligente et au final fidèle en amitié.

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Ces personnages féminins gravitent autour de Selfridge, homme d’affaires charmant plein de fougue et d’idées nouvelles qui cache pourtant quelques failles comme son penchant pour le jeu, mais surtout les femmes qui l’éloignent peu à peu de sa tendre épouse. Jeremy Piven (que je ne connaissais pas avant…) est magistral dans le rôle et je n’imagine personne d’autre l’interpréter.

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Le personnage est très bien caractérisé, car il représente à lui tout seul les évolutions de son temps: société de consommation, médiatisation, découverte du monde (aviation, expédition au Pôle Nord)… Selfridge joue sur tous les tableaux et pas uniquement pour gagner de l’argent, mais surtout pour accompagner l’Angleterre dans l’ère moderne. Il est très touchant à voir, car Américain il tombe complètement amoureux de son nouveau pays.

Dans cette première saison, notre cœur balance entre Selfridge et son épouse, Rose largement cocufiée avec la diva Ellen Love dont Selfridge s’est entichée. Lorsqu’elle s’éprend pour un jeune peintre, on espère secrètement que Rose rendra l’appareil à son mari. Et pourtant! Selfridge est vraiment très attachant malgré ses défauts et ses erreurs. Alors faut-il vraiment que Rose succombe aux charmes de ce jeune homme ?

En parallèle, on suit l’histoire d’amour interdite entre Miss Mardle (Amanda Abbington), responsable du rayon accessoires et Mr Grove, responsable du personnel. Ou encore le jeune maître d’hôtel Victor Colleano qui rêve d’ouvrir son restaurant et accepte pour cela les faveurs de Lady Mae. L’ensemble de la série montre comment tout un chacun souhaite évoluer dans cette Angleterre en pleine mutation.

Un soin tout particulier a été apporté à la reconstitution de l’époque notamment dans les superbes costumes. C’est une qualité de toute façon toujours assimilée aux productions de la BBC!

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Comme pour The Paradise, le générique d’ouverture est parfaitement maîtrisé et donne envie de rentrer dans cet univers de volupté.

CONCLUSION

J’ai été réellement embarqué par cette première saison de ce period drama. Dès le quatrième épisode, impossible de lâcher le visionnage! C’est à la fois divertissant et intéressant d’un point de vue historique. La saison 1 est actuellement disponible sur Netflix.

Saison 2 à suivre…

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